Congé maternité : ce qu’il faut savoir sur vos droits et démarches

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Attendre un enfant est une aventure à la fois exaltante et pleine d’émotions. Connaître vos droits et anticiper chaque étape du congé maternité permet de vivre cette période plus sereinement. Dans ce guide, on vous accompagne pas à pas, avec des infos claires, des conseils pratiques, et un point sur les dernières nouveautés sur le congé maternité et parental.

Comprendre le congé maternité : ce que vous devez savoir

Le congé maternité est un droit fondamental qui vous permet de prendre soin de vous et de préparer l’arrivée de bébé tout en protégeant votre emploi. Pour gérer cette période sans stress, il y a quelques règles, conditions et démarches à avoir en tête.

Qu’est-ce que le congé maternité ?

Le congé maternité, c’est un temps spécialement réservé aux femmes enceintes, destiné à se reposer avant l’accouchement et à récupérer après la naissance. Ce congé est obligatoire : il protège la santé de la future maman, celle du bébé et assure le maintien du lien avec l’employeur.

Deux grandes périodes structurent ce congé :

  • Le congé prénatal (avant la naissance)
  • Le congé postnatal (après la naissance)

La durée du congé maternité varie selon le nombre d’enfants attendus ou déjà à charge. Pendant ce laps de temps, votre contrat de travail est suspendu, mais vous continuez de bénéficier des protections spécifiques prévues par le Code du travail et la sécurité sociale.

Femme salariée : Quelles sont les conditions pour bénéficier du congé maternité ?

Peu importe votre contrat (CDI, CDD, temps partiel ou complet), vous avez droit au congé maternité si vous remplissez ces conditions :

  • Vous êtes affiliée à la Sécurité sociale depuis au 10 mois avant la date présumée d’accouchement.
  • Avoir travaillé un certain nombre d’heures ou atteint un minimum de cotisations.

N’oubliez pas ces démarches clés :

  • Déclarer votre grossesse à la sécurité sociale et à votre employeur via un certificat médical.
  • Respecter les délais pour garantir le versement des indemnités.
  • Être en règle auprès de votre employeur ou, si vous êtes indépendante, à jour dans vos cotisations sociales.

Pensez aussi à consulter votre convention collective : elle peut offrir des conditions plus avantageuses.

Calcul : quelle est la durée du congé maternité ?

Selon votre situation, la durée du congé maternité change.

Retrouvez ici un calculateur pour estimer rapidement votre durée de congé maternité selon votre situation :

Nombre d’enfants attendusNombre total d’enfants à chargeDurée du congé prénatalDurée du congé postnatalDurée totale du congé maternité
10 ou 16 semaines10 semaines16 semaines
12 ou plus8 semaines18 semaines26 semaines
2 (jumeaux)N/A12 semaines22 semaines34 semaines
3 ou plusN/A24 semaines22 semaines46 semaines

Rémunération et indemnités pendant le congé maternité

Pendant cette période, vous ne touchez plus votre salaire habituel mais des indemnités journalières versées par la sécurité sociale (Assurance Maladie ou MSA pour les salariées agricoles). Ces indemnités sont calculées sur la base du salaire brut des trois derniers mois avant le congé.

Quelques points à retenir :

  • Les indemnités sont plafonnées chaque année.
  • Certaines conventions collectives prévoient un maintien partiel ou total du salaire par l’employeur.
  • Les cotisations sociales restent prélevées sur vos indemnités.

Pour tout recevoir à temps, pensez à envoyer votre certificat médical et votre déclaration de grossesse à l’Assurance Maladie.

Les démarches administratives avant et après l’accouchement

Anticiper vos démarches, c’est la clé pour un congé tout en douceur. Voici le principal à ne pas manquer :

  • Déclarez votre grossesse dans les 14 premières semaines à la sécurité sociale, la CAF. Normalement c’est votre médecin qui se charge de cette déclaration par voie électronique. Sinon il faut le faire par courrier en envoyant le formulaire Cerfa n° 10112*06 « Premier examen prénatal – déclaration de grossesse ».
  • Prévenez votre employeur de votre départ en congé maternité : En pratique, la salariée doit informer son employeur de sa grossesse et de son départ en congé maternité suffisamment tôt pour que l’entreprise puisse organiser son remplacement. La loi ne fixe pas de délai strict, vous pouvez donc choisir le moment qui vous convient, mais le plus tôt sera le mieux.
  • Adressez tous les volets du certificat médical aux organismes concernés.

A la naissance :

  • Transmettez l’acte de naissance à la sécurité sociale et à la CAF pour activer vos droits. Cela peut se faire en ligne ou par courrier.
  • Si besoin, préparez la demande de congé parental d’éducation à la suite de votre congé maternité.

Les règles peuvent évoluer : gardez un œil sur les notifications des organismes compétents. Bien anticiper, c’est garantir la continuité de vos droits et savourer pleinement cette belle étape.

Durée du congé maternité selon votre situation

La durée du congé maternité dépend de plusieurs critères, comme votre situation familiale et le déroulement de la grossesse. Cette partie vous guide selon votre cas, pour vous aider à organiser sereinement votre départ et votre retour au travail.

Durée standard pour une première naissance

Pour une première naissance, la règle la plus courante s’applique. L’objectif : protéger la santé de la maman et du bébé, tout en maintenant vos droits de salariée. La durée totale est de 16 semaines, réparties en deux temps : 6 semaines avant l’accouchement (congé prénatal) et 10 semaines après la naissance (congé postnatal).

Selon l’avis de votre médecin, il est parfois possible de décaler jusqu’à trois semaines du congé prénatal vers le postnatal pour s’adapter à votre situation. Cette flexibilité est prévue pour prendre soin au mieux de votre santé et des besoins de la famille. Tout au long du congé, vous êtes accompagnée par l’assurance maladie.

Grossesse multiple et cas particuliers

En cas de grossesse multiple, la durée du congé s’allonge : le suivi médical est renforcé et le temps de repos adapté.

  • Jumeaux : congé maternité de 34 semaines (12 semaines prénatal + 22 semaines postnatal)
  • Triplés ou plus : 46 semaines (24 semaines prénatal + 22 semaines postnatal)

Certaines situations particulières entraînent aussi un ajustement :

  • Accouchement prématuré : prolongation du congé postnatal
  • Grossesse pathologique reconnue : ajout possible jusqu’à 2 semaines au congé prénatal ce que l’on appelle le congé pathologique il est possible qu’avec un certificat médical
  • Naissance après la date prévue : pas de perte de droit sur le congé postnatal, vous gardez l’intégralité prévue.

Pour ces cas spécifiques, il vous sera toujours demandé un certificat médical à transmettre à votre caisse d’assurance maladie.

Les démarches à effectuer pour votre congé maternité

Pour profiter sereinement de votre congé maternité, quelques étapes administratives sont incontournables auprès de votre employeur et des organismes sociaux.

Ce qu’il faut dire à votre employeur

Prévenir officiellement votre employeur de votre grossesse ouvre la porte à tous vos droits pour le congé maternité. Cette démarche se fait par écrit en accompagnant le courrier d’un certificat médical attestant de la grossesse et précisant la date prévue d’accouchement.

Même si la loi ne fixe pas de date limite stricte, il est vivement conseillé de faire cette annonce dès que votre grossesse est confirmée, et surtout avant votre départ en congé maternité. Cela laisse à votre employeur le temps de s’organiser et de préparer la gestion de votre poste. Privilégiez l’envoi en recommandé avec accusé de réception ou la remise en main propre contre décharge pour conserver une preuve concrète de votre déclaration.

Après avoir déclaré votre grossesse :

  • Vous êtes protégée contre le licenciement pendant toute la période du congé maternité et quelques semaines après la reprise.
  • À votre retour, vous retrouvez votre poste ou un poste équivalent avec le même niveau de salaire et responsabilité.
  • Votre lieu ou temps de travail peut être adapté si un certificat médical le recommande.

Vos obligations auprès de la Sécurité sociale ou la MSA

En parallèle, il est indispensable de vous signaler auprès de la Sécurité sociale ou de la MSA (Mutualité sociale agricole), selon votre situation professionnelle. Le bon déroulement de ces démarches conditionne le versement des indemnités journalières pendant votre congé maternité.

Pensez à :

  • Envoyer le certificat médical de grossesse à l’Assurance Maladie ou la MSA dans les 14 premières semaines.
  • Compléter les volets de la déclaration de grossesse : le volet médical pour la caisse de Sécurité sociale, la partie administrative pour la CAF (souvent c’est automatique avec la déclaration de la sage-femme).
  • Mettre à jour immédiatement votre dossier : adresse, RIB, situation professionnelle. Cela facilite un traitement rapide, sans accroc.

Pour être indemnisée, il vous faudra aussi :

  • Justifier de dix mois d’affiliation à la sécurité sociale à la date prévue d’accouchement, et avoir travaillé un minimum d’heures ou versé un certain montant de cotisations.
  • Transmettre les trois derniers bulletins de salaire à l’Assurance Maladie ou la MSA, indispensables pour calculer vos droits.

Les salariées agricoles effectuent les mêmes démarches avec la MSA. Dans tous les cas, respectez scrupuleusement les délais pour éviter tout retard de traitement ou de versement.

Les infos pratiques à retenir pour un congé maternité sans stress :

  • Dès confirmation médicale, déclarez votre grossesse.
  • Gardez soigneusement copies et justificatifs de tous les documents.
  • Utilisez l’espace personnel en ligne de votre caisse pour suivre votre dossier en temps réel.
  • Contactez la CAF pour les droits à la naissance et à l’éducation de votre enfant.

Anticiper ces démarches vous assure un congé plus serein, aussi bien du côté administratif que financier. Selon vos besoins, n’hésitez pas à demander un accompagnement, soit auprès des services sociaux de votre caisse, soit auprès de votre employeur, pour vous épauler si un souci particulier se présente.

Indemnités journalières et rémunération pendant le congé

Recevoir une indemnité journalière pendant son congé maternité, c’est souvent une question qui taraude avant même l’annonce officielle à l’employeur. Voici un point clair sur les conditions à respecter, comment le calcul se fait, et comment sont versés ces indemnités.

Les conditions pour en bénéficier

Avant de voir arriver la première indemnité sur votre compte, il faut remplir certains critères précis.

  • La durée d’affiliation à la sécurité sociale

D’abord, le point clé : être affiliée à l’Assurance Maladie ou à la MSA (si vous êtes salariée agricole) depuis au moins dix mois à la date prévue de l’accouchement. Cette anciennété minimale dans le régime est obligatoire.

  • Le nombre d’heures travaillées

Ensuite, il faudra justifier, durant les trois mois qui précèdent le début du congé, soit de 150 heures de travail salarié, soit d’une rémunération soumise à cotisations d’au moins 1 015 fois le SMIC horaire. Même à temps partiel, en intérim ou en CDD, c’est tout à fait possible si ce seuil est atteint.

Certaines situations demandent quelques ajustements : salariées indépendantes, apprenties, artistes ou chômage indemnisé, le tout repose sur la régularité de l’affiliation à la Sécurité sociale. Pensez à vérifier votre situation pour éviter les mauvaises surprises.

Dans certains cas, selon la convention collective de l’entreprise, l’employeur peut compléter ces indemnités afin de garantir le maintien intégral du salaire. Ce dispositif de “subrogation” permet que la salariée continue de percevoir sa rémunération habituelle, l’employeur avançant le salaire complet et se faisant ensuite rembourser par la Sécurité sociale.

Montant et versement : ce que vous allez toucher

Le montant de l’indemnité journalière dépend du salaire brut des trois derniers mois précédant le début du congé. Pour les salariées agricoles, c’est la MSA qui applique la même règle. Il existe un plafond chaque année fixé par la Sécurité sociale.

Le calcul s’effectue ainsi :

  • Addition de vos trois derniers salaires bruts (hors primes exceptionnelles et remboursements de frais).
  • Retrait d’environ 21 % de cotisations sociales (CSG, CRDS…).
  • Application du plafond légal : en 2025, l’indemnité journalière brute ne dépasse pas 101,94 € par jour au maximum. Et elle est de 11,02 € brut par jour au minimum.

Le versement arrive généralement tous les 14 jours pendant la durée du congé, directement sur votre compte par la CPAM ou la MSA. Dans le cas d’un maintien du salaire à 100% grâce à votre employeur c’est lui qui vous versera les indemnités et se fera rembourser automatiquement par la CPAM.

Pour s’y retrouver, un exemple simplifié :

SituationSalaire brut moyen mensuel (3 mois)Indemnité journalière nette estiméeVersement
CDI temps plein, 2 200 €/mois2 200 €± 61,53 €/jourTous les 14 jours
Mi-temps, 1 100 €/mois1 100 €± 30,76 €/jourTous les 14 jours
Salariée agricole MSA, 1 500 €/mois1 500 €± 41,92 €/jourTous les 14 jours

Précision utile : certaines primes exceptionnelles ou heures supplémentaires ne sont pas prises en compte dans ce calcul. En cas de situation spécifique, la caisse d’assurance maladie ou la MSA pourra vous éclairer.

  • Contrôler vos fiches de paie pour voir si tout est correct.
  • Conserver chaque avis de versement transmis par la CPAM ou la MSA.
  • Bien vérifier les déductions de cotisations, surtout si un complément est prévu.

Flexibilité et situations particulières du congé maternité

Parce que chaque grossesse est unique, le congé maternité prévoit des solutions souples pour faire face aux imprévus : envie de décaler le départ, apparition d’une pathologie, naissance avant ou après la date prévue… Tout est pensé pour s’adapter à votre réalité et protéger la santé de la maman comme celle de bébé.

Décaler ou anticiper votre congé prénatal

Modifier la date de départ de votre congé prénatal, c’est possible sous certaines conditions. Vous souhaitez travailler un peu plus longtemps ? Si votre grossesse se passe bien, vous pouvez repousser votre congé de deux à trois semaines avant l’accouchement : le temps économisé viendra alors s’ajouter après la naissance, pour prolonger ces tout premiers moments avec votre enfant.

Pour cela, il faudra l’accord de votre médecin ou sage-femme, garantissant qu’aucune contre-indication médicale n’est relevée. Ce « report de congé prénatal » doit d’ailleurs être formalisé par écrit et transmis à votre employeur ainsi qu’à l’Assurance Maladie. À l’inverse, si la santé l’exige (fatigue persistante, pathologie particulière), vous avez la possibilité d’anticiper votre départ sur prescription médicale, en ajoutant jusqu’à deux semaines de congé pathologique à votre congé maternité.

Concrètement, dans quelles situations pouvez-vous demander à décaler votre congé ?

  • Votre grossesse se passe très bien et vous souhaitez maximiser votre temps à la maison après la naissance
  • Une maladie ou un signal médical impose un arrêt anticipé
  • Votre organisation familiale ou professionnelle réclame un ajustement du calendrier d’arrêt.

Prolongation en cas de complications ou hospitalisation

Si des complications apparaissent pendant la grossesse ou juste après la naissance, des jours de prolongation de congé peuvent être accordés. En cas d’hospitalisation ou de pathologie nécessitant un arrêt supplémentaire, votre médecin peut délivrer un certificat pour extension : ces jours s’ajouteront alors à votre congé maternité “classique”. Mais attention, ces jours sont indemnisés comme un arrêt maladie !

Cela concerne notamment :

  • Les deux semaines de congé pathologique prénatal, prescrites en cas de grossesse à risque ou de pathologie
  • Les conséquences médicales ou difficultés à la naissance, qui donnent droit à un allongement du repos postnatal sur certificat médical
  • Toute hospitalisation qui étend la durée de l’arrêt initialement prévue

Conservez toujours une copie des certificats médicaux pour faciliter vos démarches auprès de la caisse d’assurance maladie, et assurez-vous ainsi d’une prise en charge rapide.

Que se passe-t-il si bébé arrive plus tôt ou plus tard

Parfois, bébé décide de pointer le bout de son nez avant ou après la date attendue ! La réglementation du congé maternité s’ajuste à ces situations pour garantir le nombre de semaines de repos initialement prévu, sans perte pour la maman.

  • Si l’accouchement est prématuré (avant la date annoncée), l’intégralité du congé postnatal reste acquise. Autrement dit, même si bébé naît très en avance, vous bénéficiez du nombre de semaines prévu après la naissance. Si la naissance intervient plus de six semaines avant le terme avec hospitalisation, chaque jour entre l’accouchement et la date de début “officielle” du congé prénatal s’ajoute aussi à la durée de l’arrêt.
  • Si l’accouchement est tardif, le congé prénatal continue jusqu’au jour J, puis le congé postnatal commence à partir de la naissance et n’est jamais réduit.

Pour résumer :

Accouchement prématuré : maintien du congé postnatal + possibilité de prolonger le congé total.

Accouchement tardif : report du congé prénatal, aucun impact sur la durée du congé postnatal.

Vos droits de salariée pendant le congé maternité

Le congé maternité ne se résume pas à une simple pause dans votre parcours professionnel : il ouvre droit à une protection renforcée, pour vivre sereinement l’arrivée de bébé, sans inquiétude pour la suite. Vos droits sont strictement encadrés, de la suspension de votre contrat au retour en entreprise.Protection contre le licenciement.

Impossible pour l’employeur de vous licencier pendant votre congé maternité. La loi est très claire : sauf situation exceptionnelle (faute grave sans lien avec la grossesse ou fermeture définitive de la structure), la rupture du contrat de travail est interdite, de l’annonce officielle de votre grossesse jusqu’à la fin du congé maternité, puis encore 10 semaines après la reprise. La même protection s’applique en cas d’adoption.

Cette période de sécurité protège même en cas de décès in utero ou du bébé, pour garantir un minimum de stabilité professionnelle durant ces moments difficiles. Si l’employeur ne respecte pas cette règle, le licenciement est nul : vous pouvez alors demander à réintégrer votre poste ou obtenir une indemnisation. Même lors de restructurations, la priorité de reclassement et la stabilité de votre poste sont maintenues. On ne peut ni modifier votre contrat, ni vous déplacer, sans votre accord express ou un motif très sérieux.

À retenir sur la protection contre le licenciement pendant le congé maternité :

Au retour, vous retrouvez votre poste ou un emploi équivalent, avec la même rémunération et les mêmes responsabilités. Aucun changement ne peut vous être imposé, que ce soit au niveau du salaire, du lieu de travail ou du type de tâches. Une réorganisation interne ? Vous conservez votre priorité de réembauche pendant un an à compétences égales.Un entretien professionnel peut être proposé à la reprise pour revoir le poste et adapter, si besoin, l’organisation (horaires, télétravail…). Vous pouvez aussi demander un aménagement temporaire, ou prolonger avec un congé parental.En résumé, la conservation de vos droits, c’est :

Post-partum, psychologie, rééducation : écoutez-vous

Le post-partum, c’est l’ouverture d’un nouveau chapitre dans la vie familiale… et personnelle. C’est une période où la santé physique et mentale des jeunes mamans mérite toute l’attention, tant les bouleversements peuvent être nombreux. Plus que jamais, prendre le temps de s’écouter, d’aménager une rééducation adaptée et de préserver son équilibre est crucial pour envisager sereinement la reprise du quotidien, à la maison comme au travail.

Juste après l’accouchement, le corps commence sa récupération. Fatigue, énergie en dents de scie, émotions qui fluctuent : tout cela est normal et transitoire. Apprendre à repérer ses besoins, se donner le droit de ralentir, c’est favoriser une vraie récupération et prévenir les éventuelles complications.

La rééducation du périnée, et parfois de la sangle abdominale, fait partie des incontournables du post-partum. C’est une démarche vivement recommandée et prise en charge par la sécurité sociale, pour protéger votre corps sur le long terme (incontinence, douleurs, petits désagréments gênants). Elle commence en général six à huit semaines après l’accouchement, selon ce que préconisera votre professionnel de santé.

Côté émotions, le baby blues touche près d’une femme sur deux dans la foulée de la naissance. Il s’agit le plus souvent d’une réaction temporaire liée au changement hormonal, à la fatigue et à la nouveauté. Si ce mal-être s’installe, il peut s’agir d’une dépression post-partum, à prendre à bras-le-corps avec l’aide de professionnels. Parler à son entourage ou à son médecin fait toute la différence : ne gardez pas vos ressentis pour vous.

Préparer son retour au travail après le congé maternité, c’est aussi faire preuve de souplesse et de bienveillance envers soi-même. Prenez le temps de discuter avec votre employeur, d’anticiper un éventuel congé parental ou d’étudier des adaptations d’horaires. Dans certaines branches, un entretien professionnel au retour du congé maternité permet de parler projet, carrière, évolution. Autant de clés pour une reprise plus en douceur.

Quelques conseils simples pour bien aborder la période post-natale, dès votre retour à la maison :

  • Planifiez vos séances de rééducation et honorez autant que possible tous les suivis de santé (sage-femme, médecin, pédiatre).
  • Soignez votre alimentation et essayez de vous reposer dès que possible, même si bébé a son propre rythme.
  • N’ayez jamais peur de demander de l’aide, à votre entourage ou à des pros pour l’organisation du quotidien ou l’éducation de bébé.
  • Osez solliciter un accompagnement psychologique si besoin : votre bien-être mental est précieux pour l’équilibre de la famille.

Rappelez-vous : le bien-être de la maman rejaillit sur celui de l’enfant. S’accorder du temps, accepter que tout ne soit pas parfait, valoriser chaque petit progrès… tout cela vous aide à vivre plus sereinement cette nouvelle étape. Garder le dialogue ouvert, que ce soit avec les soignants ou avec vos proches, c’est aussi se donner les moyens d’avancer en toute confiance.

Écoutez-vous, respectez votre rythme, prenez soin de vous : c’est le meilleur socle pour un retour progressif et épanoui, à la fois comme maman et comme femme active.

Après le congé maternité : reprendre le travail sereinement

Reprendre le chemin du travail après un congé maternité, c’est une étape clé où se mêlent organisation, anticipation et parfois quelques émotions ! Avant de retrouver son poste, mieux vaut connaître les démarches à suivre, ses droits autour de la santé, et aussi les possibilités pour enchaîner avec un congé parental. L’objectif ? Protéger la maman et son bébé tout en préparant une transition en douceur.

La visite médicale obligatoire

Dès votre retour de congé maternité, une visite médicale s’impose. Organisée par l’employeur auprès du service de santé au travail, cette étape vérifie que la salariée peut reprendre son poste sans risque, tant sur le plan physique que psychologique.

Concrètement, cette visite vise à :

  • Confirmer l’absence de contre-indication à la reprise du travail
  • Recommander des aménagements si nécessaire (horaires adaptés, allègement temporaire des tâches…)
  • Identifier d’éventuelles difficultés physiques ou psychologiques liées à la grossesse ou à l’accouchement

Cette formalité doit avoir lieu dans les huit jours suivant la reprise. Même si elle n’empêche pas de recommencer à travailler, il reste essentiel d’y participer pour profiter d’un suivi médical adapté à votre situation.

En pratique, l’organisation revient à l’employeur, mais n’hésitez pas à contacter les RH avant votre retour pour fixer la date et leur parler de tout besoin particulier (suite de grossesse compliquée, bébé nécessitant une attention particulière…).

Quelques points à préparer pour cette visite :

  • Faut-il envisager un aménagement du poste ou d’horaires ?
  • Le poste est-il compatible avec l’allaitement ou la gestion d’un jeune enfant ?
  • Ai-je besoin d’un temps partiel ou d’un suivi médical prolongé ?

Faire cette visite, c’est mettre toutes les chances de son côté pour reprendre en confiance, bénéficier d’une protection renforcée si besoin, et aborder cette nouvelle phase professionnelle avec plus de sérénité.

Enchaîner avec un congé parental : mode d’emploi

Après le congé maternité, vous souhaitez prolonger le temps passé auprès de votre enfant ? Le congé parental d’éducation est là pour ça. Ouvert à chaque parent, il demande de remplir quelques conditions d’ancienneté et de s’y prendre en avance pour la demande.

Le congé parental permet de suspendre ou de réduire votre temps de travail jusqu’aux trois ans de l’enfant (ou l’arrivée si adoption), tout en protégeant vos droits et votre emploi. Pour y avoir accès, il faut :

  • Justifier d’au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise à la naissance (ou arrivée) de l’enfant
  • Faire la demande par courrier recommandé avec accusé de réception, au moins un mois avant la fin du congé maternité

Actuellement deux choix sont possibles :

  • Le congé parental total : suspension du contrat, sans rémunération (sauf prestations CAF type PreParE)
  • Le congé parental à temps partiel : réduction du temps de travail, ce qui permet de rester en partie actif et de continuer à toucher une fraction du salaire

Indiquez dans votre demande les dates souhaitées, le format (plein ou partiel) et l’aménagement horaire envisagé. L’employeur ne peut pas refuser, mais peut discuter de l’organisation.

Les atouts du congé parental :

  • Protection contre le licenciement pendant toute la durée du congé ou temps réduit
  • Renouvellement possible jusqu’aux trois ans de l’enfant
  • Garantie de retrouver son poste ou un équivalent à la reprise

Pour une transition sereine, renseignez-vous en amont auprès de la CAF sur les aides financières (PreParE, compléments…) et sur l’impact du congé sur votre carrière et votre rémunération.

À la fin du congé parental, vos droits d’ancienneté, formation et protection sociale restent intacts. De quoi envisager le retour au travail en toute sérénité, après avoir consacré du temps à l’éducation de votre enfant.

Une réforme du congé parental est actuellement en préparation, afin de le rendre plus attractif et mieux adapté aux réalités des familles. Le dispositif actuel, souvent critiqué pour ses indemnités trop faibles et ses conséquences sur la carrière des mères, serait progressivement remplacé par un “congé de naissance”.

Plus court mais mieux rémunéré, il offrirait à chaque parent environ trois mois de repos indemnisés à hauteur de 50 % du salaire brut, avec un plafond proche de 1 900 € par mois. Ce congé, non transférable, aurait pour but un partage plus équilibré entre les deux parents.

L’objectif affiché est double : soutenir le lien précoce avec l’enfant et éviter que l’un des parents, le plus souvent la mère, ne s’éloigne durablement du marché du travail. L’entrée en vigueur de cette réforme pourrait avoir lieu en 2026.

Conclusion : anticiper pour vivre sereinement cette étape

En anticipant votre congé maternité, vous mettez toutes les chances de votre côté pour vivre cette période avec sérénité, pour vous et votre famille. Prendre le temps de bien comprendre vos droits, suivre chaque démarche administrative étape par étape, et préparer votre reprise en douceur, c’est la clé pour franchir ce cap sans stress, ni côté professionnel ni côté financier.

Avoir en tête les informations essentielles sur le congé maternité permet d’aborder l’arrivée de bébé en toute confiance : santé, protection sociale, sécurité de l’emploi ou encore accompagnement au retour au travail, tout est pensé pour vous soutenir dans ce moment clé. Si un doute persiste ou si votre situation est particulière, n’hésitez jamais à demander conseil auprès de votre caisse d’assurance maladie, à votre employeur ou à consulter votre convention collective.

Enfin, écoutez-vous pendant la grossesse et le post-partum, ne craignez jamais de demander de l’aide, et pensez également aux dispositifs complémentaires, comme le congé parental, pour prolonger ce précieux temps en famille. En anticipant chaque étape, vous sécurisez votre parcours et vous vous offrez la plus belle des priorités : le bien-être de votre enfant et le vôtre.

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